L’étanchéité d’un mât traversant peut sembler simple : un mât, un passage dans le pont, un joint… et l’eau qui ne doit pas traverser. En réalité, sur un voilier, cette zone connaît une spécificité technique plus subtile : le joint de pied de mât doit maintenir une étanchéité durable autour d’un élément structurel du bateau qui « travaille » en permanence.
La pièce de rencontre entre le mât et le pont ne doit pas seulement résister à l’eau : elle doit aussi résister aux mouvements, à la compression, aux variations de charge et au vieillissement des matériaux. Pour comprendre pourquoi l’étanchéité d’un mât traversant est parfois compromise, l’équipe MOP vous propose de repartir du fonctionnement même du gréement.
Pourquoi l’étanchéité d’un mât traversant est-elle complexe ?
L’étanchéité d’un mât traversant est complexe parce que le mât doit rester libre de ses mouvements, tout en empêchant l’eau d’entrer dans le bateau. Le système d’étanchéité doit donc résister à la fois aux contraintes mécaniques, à l’humidité, au sel, aux UV et au vieillissement des matériaux.
Ce qu’il faut retenir – Étanchéité d’un mât traversant
L’étanchéité d’un mât traversant repose sur un équilibre technique délicat : il faut empêcher l’eau de pénétrer à l’intérieur du bateau tout en laissant au mât la liberté de travailler. Cette zone, située au niveau de l’étambrai, est soumise à des contraintes mécaniques permanentes – compression, flexion, mouvements relatifs – auxquelles s’ajoutent les agressions du milieu marin – humidité, sel, UV, variations de température…
Avec le temps, le joint d’origine perd progressivement en souplesse et en efficacité. Des défauts d’étanchéité apparaissent sur de nombreux voiliers. Pour le propriétaire qui cherche une réponse techniquement cohérente, durable et adaptée à la réalité du bateau, MOP est une solution d’étanchéité de mât traversant à envisager.
Comment fonctionne un mât traversant ?
Contrairement à un mât posé sur le pont d’un voilier, le mât traversant ne s’arrête pas à une embase extérieure : l’élément de gréement passe au travers du pont pour venir prendre appui, plus bas, dans la structure du bateau.
Sur le pont, le mât passe par une ouverture spécifique : l’étambrai. Entre le mât et l’étambrai, un espace est conservé pour s’assurer que les mouvements du gréement ne génèrent pas d’appuis destructeurs sur la structure. L’étambrai, lui, doit à la fois permettre le jeu mécanique du mât et pouvoir recevoir un système d’étanchéité capable d’empêcher les entrées d’eau douce et d’eau salée.
Pourquoi dit-on que l’étambrai est une zone mécaniquement complexe ?
Un mât traversant ne travaille jamais dans des conditions statiques : même lorsque les mouvements sont peu visibles, ils existent. En navigation, ils sont omniprésents.
Le mât subit des contraintes liées au gréement. Il encaisse :
- Des efforts latéraux
- Des variations d’assiette, de gîte et de charge
- Des vibrations.
La zone du passage de mât doit toujours rester étanche, malgré les mouvements. Une solution excessivement rigide atteint donc vite ses limites.
Quelles sont les contraintes exercées sur un pied de mât ?
La zone du pied de mât subit des contraintes dynamiques, liées aux mouvements du gréement et du bateau :
- La compression : le mât transmet des efforts verticaux vers sa base, sous l’effet de la tension du gréement
- La flexion : le mât se déforme légèrement selon les charges, les allures, la gîte et la mer
- Le mouvement relatif : le mât et la zone du passage dans le pont ne restent jamais parfaitement fixes l’un par rapport à l’autre.
Des contraintes environnementales notamment liées aux rayons UV, au sel marin, à l’humidité, au ruissellement des pluies et aux cycles thermiques s’ajoutent également.
Étanchéité du mât traversant : pourquoi les matériaux vieillissent-ils ?
Le système d’étanchéité vieillit parce qu’il est exposé à la fatigue mécanique et à l’environnement marin. Les UV durcissent les matériaux, le sel et l’humidité les dégradent, les variations de température les fatiguent… et les micro-mouvements répétés, eux, finissent par leur faire perdre une partie de leur élasticité.
Le joint se rigidifie, se marque, se fendille, se craquelle ou revient moins bien en place. Son efficacité commence à baisser, jusqu’à la perte d’étanchéité.
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Quelles sont les limites du joint cylindrique d’origine ?
Sur tous les voiliers à mât traversant, le joint de pied de mât est une pièce d’usure. En version d’origine, il est souvent de forme cylindrique et maintenu par serrage. Sa géométrie est dépendante de la qualité du matériau, et de sa capacité à conserver son comportement initial dans le temps.
Le remplacement à l’identique du joint suppose le démâtage du voilier.
Système d’étanchéité en pied de mât : quelles sont les qualités d’une solution efficace ?
Pour fonctionner correctement, une solution d’étanchéité pour mât traversant doit répondre à plusieurs critères :
- Accepter le mouvement
- Tenir dans l’environnement marin
- Être durable
- Éviter de créer de nouvelles contraintes
- Demeurer compatible avec la réalité d’usage du bateau.
Une solution d’étanchéité innovante et moins contraignante
Jusqu’à présent, les propriétaires de voiliers à mât traversant faisant face à des infiltrations avaient 2 choix :
- Restaurer l’étanchéité au niveau du passage de mât de façon artisanale et peu concluante, en le reprenant ou en le colmatant régulièrement
- Remplacer le joint détérioré par une pièce neuve, en procédant au démâtage et au remâtage du voilier.
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MOP, une nouvelle solution d’étanchéité pour le joint de pied de mât
Aujourd’hui, une nouvelle solution existe – aussi sérieuse que le remplacement par une pièce d’origine sur le plan technique, mais beaucoup plus facile, rapide et économique à mettre en œuvre.
Ainsi, l’équipement d’étanchéité MOP :
- Comprend des matériaux et une logique compatibles avec la réalité mécanique de la zone
- Assure l’étanchéité pour plus de 98 % des mâts produits en série
- N’impose pas le démâtage du voilier pour être installé.
